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Sarrazy

Rochelle

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Nouvel album 2017 "Chansons pour l'oreille gauche" disponible en CD digipack 3 volets.

Et en janvier 2018 en LP 33t série limitée.

 

Genre : Jazz de chambre
Date de sortie : 23/02/2018
Format de sortie : Vinyle, CD et numérique
Label : Linoleum Records

Edition : Metisse Music
Distribution : CD1D / Les allumés du jazz


Après « Intranquillité́ » paru il y a quelques années, « Chansons pour l’oreille gauche » est le second album du duo.
Sur ce disque, les univers traversés sont multiples : Erik Satie et Debussy, comme une évidence, des bourrasques free-jazz en pleine face, Béla Bartók détourné (dans « Bartok à la fenêtre »), Ravel cité dans « Malcom Malkovich », un trait de Chopin dans un « Funeral Blues », les parfums épicés du jazz sud-africain (« Voulévoulévouvouzélas ? »)… La musique du duo embrasse également la littérature avec ses bouffées baudelairiennes, un sombre hommage à Antoine Volodine (« Paysage avant pendaison » et son pendant électroacoustique « Reflets dans un œil mort »), un autre à Marguerite Duras (« L’Homme assis dans le couloir »). Elle se révèle en fait très cinématographique : pas seulement par sa reprise dantesque du « Suspiria » composé par le groupe Goblin pour le chef-d’œuvre horrifique de Dario Argento, mais bien parce que cette musique est puissamment génératrice d’images, entre impressionnisme et expressionnisme.

 

Marc Sarrazy : piano
Laurent Rochelle : sax soprano, clarinette basse, kaplas

 

Invités : Anja Kowalski (voix, textes) et Alexei Aigui (violon) sur le titre “Qui s’en va un peu”, Cyril Bondi (batterie, extrait de “Cube” - Plaistow, Lacrimosa, 2012) sur “Reflets dans un œil mort”

CHRONIQUES DU DISQUE "Intranquillité"
 

IMPROJAZZ # 148 (par Luc BOUQUET), septembre 08

Ici, la couleur est pure ; l’indécision et l’obscur, des doutes de jadis. Une oreille qui s’interdirait la mélodie des choses parlerait de lyrisme, d ?une joliesse perlée. Elle n’aurait pas compris ce souffle irradiant. Pas plus que l’attachement que portent les deux musiciens à l’infini des choses. Elle n’aurait pas adopté la douleur, le départ, l’orage qui ne viendra jamais, cette douceur enfantine longtemps résonnante après écoute (Syndrome de la Mouche).
Oui, commenter cette musique serait vouer à l’échec puisqu ?elle ne sonne d’autre chose que la passion. Ceci n’est pas un compliment, juste un constat.

 

LES DERNIERES NOUVELLES DU JAZZ
Tout au long de l’album, une magie rare s’opère : au fur et à mesure des écoutes, les émotions ressenties s’affinent ou mutent, le voyage musical évolue et continue de nous faire rêver. Sensations plurielles par une musique polymorphe. Jérôme Gransac

 

INTRAMUROS , juin 2008
Ensemble, ils développentune musique libre, basée sur l’écoute,entre écriture et improvisations.Une musique qui puise sa force aussi
bien du côté de la musique contemporaine,que de celui des musiques improvisées et du jazz. Une musique lancinante, inventive, jouant volontiers avec des formes répétitives et parfois traversée par les envolées lyriques d’un saxophone débridé

 

CITIZEN JAZZ, mai 2008
Il est risqué de prononcer le mot "beauté" en société. Grand mot, gros mot presque, il pèse trop lourd dans une conversation, dans une chronique.C ?est pourtant bien de beauté qu ?il faut parler au sujet de l ?album de Marc Sarrazy et Laurent Rochelle. Pas la beauté froide et académique qui naît de l ?observance des règles d ?or, non : l ?émotion que provoque Intranquillité est fille de la singularité, de l ?incertitude, de l ?équilibre instable

 

JAZZMAN, ***, mai 2008
Entre écriture minimaliste et libre improvisation, la musique hautement expressioniste
interprétée sans fioritures ni artifices reflète l’ouverture interdisciplinaire avec d’autres arts.
Une musique intense jouée dans l’ambiance ( faussement ?) tranquille de la Garonne.
F.cruz

MUZIQ, avril 2008
Marc Sarrazy et Laurent Rochelle, piano contre clarinette basse, refusent de se laisser enfermer dans un genre, toujours à la
recherche de l’accord impossible sans jamais renier les rêves de l’enfance." JJ Birgé

CULTURE jazz, avril 2008
Ce dialogue contrasté et ludique entre piano et anches donne à entendre des musiciens de haut niveau qui cultivent la qualité d’écoute et le plaisir
du jeu sur des compositions originales, imprégnées de musiques populaires, de références à Satie ou Bartok, dans la lignée aussi de grands
improvisateurs du jazz contemporain. Avis aux curieux !

ALLUMES DU JAZZ , avril 2008
C’est très tranquille, doux et amusant, avec quelques coups de nerfs, des glissandos à la Don Byron, des vibrations innattendues,
des martellements rigolos, des prises de bec savoureuses. C.Chambard

INDIETRONICA, avril 2008
A l’nstar des albums d’Artaud, Intranquilité conjugue à tous les temps l’art du duo et nous gratifie d’un album chaleureux et profondément moderne.
L’une des premières vraies révélations de cette année. Magnifique !

WEBTHEA, mars 2008
Avec Intranquillité , Marc Sarrazy et Laurent Rochelle déroulent sur des titres comme Syndrome de la mouche l’originalité de leur univers musical.
Les sonorités magmatiques défient les catégories, les genres et les habitudes.
La clarinette de Rochelle semble rebondir sur les notes du piano de Sarrazy tel un animal insulaire encore inconnu ?.

La dépêche du Midi, Cave Poésie juillet 2007
Dans cette atmosphère volcanique les deux explorateurs de rythmes parviennent à fondre leur technique dans un univers original.
Entre pureté classique et modernisme contemporain ils réinventent à chaque instant des sons qui suscitent la rèverie l’angoisse ou la fantaisie.

 

JAZZACT , mai 2008 :

Laurent Rochelle et Marc Sarrasy appartiendraient-ils à cette fratrie des « fils des étoiles » qu’aurait pu engendrer un Erik Satie ? En tous les cas, musiciens-rêveurs, ils savent allier leurs sensibilités pour nous guider dans une des plus belles traversées qui soient.
Une mélancolie, travaillée d’innombrables variations, domine cette échappée : mélancolie-plume portée par les volutes et sonorités d’un saxophone soprano ou d’une clarinette basse ; tandis qu’un piano tisse des mélodies et des textures aussi fluides que des rêves — rivières bleu-écarlate qui n’en finissent pas de nous hypnotiser. Les interstices fructueux d’un piano quatre mains préparé aux kaplas (jouets d’enfants en bois) viennent ponctuer notre voyage.
Ici ou là, des anges nous accordent quelques danses, limpides comme des larmes. La pluie se fait soudain douce et libératrice, édifiante. On comprend alors que la tristesse est une robe sertie de pierres fines ; on l’entend tinter, scintillante comme une mer en octobre. Faut-il la traverser avec entêtement malgré toutes ces sirènes égarées ou continuer à tournoyer d’un pied ferme — les profondeurs ne sont pas loin. Des rythmes singuliers scandent la vie de cet autre monde et rendent le mystère d’une proximité fulgurante. Les chants persistent et ?uvrent pour que Mélancolie devienne Fleur : étrange et familière, elle grandit en nous sans scrupules. Tant d’élégance pourrait nous faire vaciller.
Il est certes délectable de se rendre à cette « Intranquillité » : les tempêtes sous-jacentes de nos vies ont bien trouvé dans ce disque une de leurs plus belles résonances.