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Traverses magazine, juin 08

Le LILLIPUT ORKESTRA affirme justement toute son originalité lorsqu’il se laisse un peu plus habiter par les bruissements de claviers et les sonorités électroniques, comme cela se dessine sur le titre d ?ouverture Tableau 1 ou sur Pour Lester, qui vous emporte par sa beauté et par la délicatesse de l’électronique en arrière-plan d’une trompette jouée en sourdine.

Lylo, bimensuel Paris, Nov 2007

Un plaisir géant grace à ce quartet passionnant fougeux et créatif. L’alternative "5 étoiles" au jazz, au rock au free et aux grooves !

 

Jazzman, dec 2007

les membres du Lilliput orkestra retrouvent le clacissisme d’un quartet ancré dans le jazz qui sait s’ouvrir à l’air du temps, via l’usage de claviers et de l’éléctronique.On pense à l’Arfi pour l’esprit festif et une certaine élégance mélodique voire au sex mob de Steve Bernstein dans les versants plus offensifs et sa rytmique carrée. T. lepin

 

Culture jazz, dec 2007

Un disque qui pourrait passer pour une compilation tant il offre une esthétique volontairement disparate. Rock bastringue, jazz en ballades plutôt cool (façon Miles années 80 dans Torpeur), valse entêtante (Duende), incursions dans les contrées de l’électro, envolées sur un célèbre discours de Martin Luther King.... cet orchestre à quatre voix (cinq parfois) a de toute évidence beaucoup d’atouts. Il se compose d’excellents musiciens, les compositions sont accrocheuses, surprenantes, au gré des douze titres de ce disque. Mention spéciale pour la belle pochette "style BD" qui rappellent l’esthétique du label NATO (la musique comprise...). Dans la mouvance du jazz sérieusement désinvolte que créent Christophe Monniot, Frix ou le Wildmimi Antigroove Syndicate, ce Lilliput pourra se faire une place, il a le potentiel pour cela.

 

Let’smotiv, fév 2008

Déroutant et fascinant, Ça urge, le dernier album de Lilliput Orkestra, n’en est pas moins une parenthèse enchantée. Surprenant au premier abord, le quartet toulousain nous livre là un jazz vivant et bouillonnant. L’éclectisme de cette galette vaut le détour : du rock fanfare, des ballades planantes et même quelques relents d’électro… Le tout arrangé avec génie grâce au talent des quatre musiciens , chez qui l’improvisation tient une grand place. On se laisse entraîner, et le voyage, enivrant et envoûtant, ne laisse pas de marbre. Les structures sonores s’enchevêtrent, les instruments se déchaînent, et peu à peu, les compositions vous transportent vers une autre dimension : celle où l’esprit libertaire règne encore, celle où la musique vit hors des carcans traditionnels. Différent, élégant et captivant, Ça urge est un must-have de votre discothèque.

 

Foutraque.com, fev 2008

Ça urge ! La planète se réchauffe. Ça urge ! La situation sociale est exécrable. Ça urge ! Le monde tourne à l’envers, créant des inégalités de plus en plus croissantes. Ça urge ! On est gouvernés par un président bling-bling. Et puis ça urge aussi de chroniquer ce troisième album de Lilliput Orkestra au nom évocateur, car il est sorti en 2007 sur le toujours impeccable label Linoleum, soignant comme à son habitude le packaging de ses disques.
 

Par rapport à La méduse, on ressent une évolution au niveau du son. Plus puissant, plus rond, plus percutant, plus moderne. La mise en avant de l’électronique à travers les machines, les claviers, les Fender Rhodes y sont pour quelque chose.
 

Influencé par le jazz rock (mais sans les guitares), le free-jazz pour l’aspect politique (sample du discours I have a dream de Martin Luther King sur Freedom rain ), le funk (Invisible pourrait être la B.O d’un polar entre Ascenseur pour l’échafaud, L’inspecteur Harry et Shaft) et les musiques Balkans, Lilliput développe son propre univers, accompagné de fortes mélodies accrocheuses sachant partir dans un côté plus obscur et expérimental au bon moment.
 

Ces 4 musiciens talentueux et à la forte personnalité ont su s’allier pour former un véritable groupe, chose encore rare dans le milieu du jazz. Une union qui fait sa force. Une musique qui donne envie de passer à l’action. Ça urge ! On vous le dit !
 


Indietronica, fev 2008

D’emblée Ca Urge ! accroche indiscutablement l’oreille. Mélodies cuivrées accrocheuses, rythmiques entraînantes, grandes plages improvisées, pointes de musiques du monde (au sens large), ce nouvel opus sonne le gong de la maturité pour le Lilliput Orkestra. L’écriture des compositions est dense, les improvisations jamais abstraites et la durée des plages (entre cinq et sept minutes) permet d’imprimer durablement un climat unique et cuivré comme l’attestent les compositions Freediom Rain, Tableau 1 ou encore Motet Motus.
 

Après La Méduse, Ca Urge ! confirme avec brio tout le bien qu’on pensait déjà du Lilliput Orkestra.

 

Tomajazz, mars 2008, www.tomajazz.com

Malgré le fait que son nom(nombre) peut porter aux équivoques, LiLLiPuT OrkeStrA est une formation française composée uniquement de quatre musiciens. Le concept musical avec lequel ils(elles) travaillent dans Ça Urge apporte à la mémoire celui-là de musiciens comme aussi un Français Louis Sclavis, dû spécialement aux références distinctes qui utilisent pour créer sa musique et qui n’ont pas à exclusivement voir avec ce que nous pourrions dénommer l’orthodoxie du jazz.De toute façon et au-dessus de celles-ci, il faut remarquer que dans cet enregistrement une poignée de compositions ressortent plus que remarquables. "Glubb", accélérée et nerveuse, il(elle) sonne à l’effronterie d’une bande de la rue, et possiblement soyez un sujet idéal pour ouvrir ses concerts. Au contraire, tant "Invisible" (qui apporte à la mémoire Weather Report) comme "Pour Lester" sont deux sujets lents et précieux. "Ça urge" recommence à être un sujet rapide avec une pulsation presque rockeuse. Cependant le bijou du disque est "Duende", un thème au middle tempo qui est peut-être le sujet dans plus grand où c’est l’influence de Sclavis.

 

Le Solénoide, avril 2008

Orchestre atypique basé en région Toulousaine, le Lilliput Orchestra apporte au jazz hexagonal la touche de malice et de fraîcheur qui lui fait trop souvent défaut. Avec ce troisième album nos gais lurons élargissent leur périmètre d ?intervention pour se faire émissaires de métissages du troisième type, accomplissant au passage une libre synthèse entre l ?esprit « downtown » du jazz new-yorkais et les audaces jubilatoires de l ?emblématique Arfi !

 

Dernières nouvelles du Jazz

Musique de films muets, musique imagée, musique désinvolte et truculente, liberté, évasion, hallucination, à fond les manettes... voilà ce qu’évoque la musique de Lilliput Orkestra.

Du punk light, du jazz, du trash, Franck Zappa, Sex Mob, des samples et effets, du rock, Martin Luther King, des fourmis violentes, Lester Young, un orchestre moderne,... voilà ce qu’on entend dans Ca Urge.

Ca booste, ça fonce : on ne s’ennuie pas, pas le temps !

Lilliput Orkestra en est à son troisième album. Cet orchestre-quartet n’est pas un orchestre de poche déserté par ses propres musiciens ni un quartet qui veut faire plus grand qu’il ne l’est !

C’est un quartet de multi-instrumentistes qui joue une musique démesurée et mélange sonorités et influences multiples : de la fanfare de foire, au rock progressif en passant par un jazz résolument free et joyeux. Mené par Laurent Rochelle, compositeur de toutes les pièces, l’orchestre doit sa trépidance à Olivier Brousse (cb, b) et Pascal Portejoie (dr, perc) qui constituent une paire rythmique vive. Laurent Rochelle (bcl, ss, fl, cl, élec) et Piero Pépin (tp, bug, cl, machines), quant à eux, apportent les couleurs insensées de la musique Musique solide ou claudiquante, goguenarde ou tendre, trébuchante ou dévastatrice, elle est difficile à évoquer scrupuleusement et exhaustivement tellement elle est variée, étonnante, riche et sonore. A renfort d’une post-production malicieuse qui mêle jazz acoustique avec superposition de couches instrumentales, Lilliput « fait son orchestre ». La jouerie est énergique et les effets électro/samples, placés là où ça fait du bien, la rendent dynamique et terriblement entraînante.

Les espaces et les ambiances sonores sont variés ; les espaces d’improvisation, qui ne pâtissent en rien de la post-production et de l’électronique très présentes, trouvent leur place, en particulier sur quatre pièces, dans un esprit free moderne et déluré. Les compositions, mélodieuses et tranchantes quoiqu’inégales, apportent leur lot de sarcasmes et d’ironie.

Lilliput a un son bien à lui ; son jazz libertaire, selon Laurent Rochelle, sort sans forcer de la norme et se sert de tout pour faire sa musique. C’est là qu’on prend conscience du talent d’instrumentiste (avec Marc Sarrazy sur « Intranquillité) et de compositeur du leader Rochelle. Un monsieur à surveiller avec ou sans Lilliput !

Revigorant sur cd, probablement transcendant sur scène ! Jérôme Gransac